Interdisons les pesticides, un poiSon d’avril #MoiPrésident

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citoyens et citoyennes ont interpellé les candidats à la présidentielle pour obtenir une interdiction des pesticides d'ici à 2025

En participant à cette mobilisation en ligne, vous avez conscience que votre courriel est transmis aux cibles de la pétition et que vous recevrez ponctuellement les bilans de cette action ainsi que d’autres actions similaires en provenance de l’association Agir pour l’Environnement via son Courriel’Action. Désabonnement possible dans chaque courriel envoyé ou sur simple demande.

Pourquoi cette pétition ?

86% des Français* sont favorables à une interdiction des pesticides au plus tard en 2025

L’élection présidentielle est une opportunité pour interpeller les candidats et leur demander de s’engager sur des mesures concrètes.

La France est le 1er utilisateur de pesticides en Europe et le 3ème au niveau mondial. Et les ventes de pesticides ne cessent de progresser en France.

Les pesticides représentent un danger pour :

  • l’environnement : contamination des cours d’eau, pollution des sols, contamination de la flore sauvage, atteinte aux abeilles mellifères et aux pollinisateurs sauvages, aux invertébrés aquatiques, aux oiseaux. Ainsi 300 000 ruches disparaissent chaque année en France.
  • la santé humaine : selon l’Agence européenne de sécurité des aliments, certains insecticides « tueurs d’abeilles « peuvent avoir une incidence sur le développement du système nerveux humain ». Une autre étude indique qu’ils peuvent avoir un effet perturbateur endocrinien, notamment sur la thyroïde. Dans un certain nombre de pesticides des expertises scientifiques ont découvert des molécules suspectées d’être cancérigènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction humaine.
  • la sécurité alimentaire : selon la FAO, sur les 100 espèces végétales cultivées qui fournissent 90 % des aliments mondiaux, 71 sont pollinisées par les abeilles.
    En Europe ce sont 85 % des espèces cultivées qui dépendent des insectes pollinisateurs. A savoir la majorité des cultures fruitières, légumières, oléagineuses et protéagineuses.

    Election Présidentielle : Agir avant d’élire !

    Nous demandons aux candidats à l’élection présidentielle de s’engager sur :

  • Un objectif « Zéro phyto » en 2025″ ;
  • L’interdiction immédiate des pesticides les plus dangereux (glyphosate, néonicotinoïdes, etc.) ;
  • Une augmentation importante des recherches sur les alternatives techniques ;
  • L’autorisation des préparations naturelles peu préoccupantes (PNPP) ;
  • L’instauration d’un périmètre de protection de 100 mètres autour des lieux accueillant des publics sensibles (crèches, écoles, hôpitaux, maisons de retraite, etc.) à l’intérieur duquel les pulvérisations de pesticides seraient interdites.

Cette pétition s’inscrit dans la campagne nationale « Moi Président-e, En 2017, je m’engage pour une agriculture bio et citoyenne« , soutenue par la Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique, l’Union Nationale de l’Apiculture de France, Mouvement InterRégional des AMAP, Terre de Liens, CIWF France, Filière Paysanne, le Mouvement pour une agriculture biodynamique.

Ces huit structures interpellent les candidats à l’élection présidentielle sur la transition agricole et alimentaire au travers des 10 mesures suivantes :

  1. Bio et local
    Objectif de 20 % des surfaces agricoles en bio en 2022 et de 50 % d’alimentation bio et locale dans la restauration collective publique en 2022.
  2. Préservation des terres agricoles
    Moratoire dès 2018 sur l’artificialisation et l’accaparement des terres agricoles et obtenir l’adoption d’une « directive sols » à l’échelle européenne.
  3. Objectif zéro ferme-usine en 2022
    Plan de restructuration et de désintensification de l’élevage pour aider les éleveurs à évoluer vers des productions au pâturage (bovins, ovins, caprins) et en plein-air avec lien au sol (porcs, volailles).
  4. Objectif zéro phyto en 2025
    Interdiction immédiate des pesticides les plus dangereux (glyphosate, etc) augmentation des recherches sur les alternatives techniques, autorisation des PNPP (préparations naturelles peu préoccupantes).
  5. PAC verte en 2020
    Engagement à mettre en place une nouvelle Politique Agricole Commune véritablement écologique, avec un rééquilibrage des budgets des deux piliers et une rémunération des services environnementaux et sociaux.
  6. Interdiction totale des OGM
    Réaffirmation de l’interdiction stricte de la culture des OGM agricoles (y compris les «OGM cachés» issus de mutagénèse dirigée), inscription des nouveaux OGM (NBT-New Breeding techniques) dans la réglementation européenne sur les OGM, engagement à interdire les importations d’aliments contenant des OGM, en particulier pour l’alimentation animale.
  7. Semences paysannes
    Interdire toute forme d’appropriation du vivant (plantes et animaux) et reconnaître les droits d’usage collectifs sur les semences.
  8. Agriculture citoyenne
    Dès 2017, organisation d’Etats généraux de l’agriculture et de l’alimentation. Réforme profonde de la gouvernance des instances de concertation et de décision agricole (CSO, CDOA, SAFER, etc) par l’instauration d’un pluralisme syndical et garantir l’ouverture effective aux acteurs de l’agriculture citoyenne et représentants de la société civile. Création de Conseils citoyens de l’agriculture et de l’alimentation dans les territoires.
  9. Agriculture et climat
    Diviser par 2 les émissions de gaz à effet de serre d’origine agricole en 2050. Cela passe notamment par une modification du régime alimentaire moins carné et plus riche en végétaux et légumes secs notamment.
  10. Information et protection des citoyens
    Instauration d’un périmètre de protection vis-à-vis des pulvérisations de pesticides (100 m autour des lieux accueillant un public sensible). Instauration d’un étiquetage obligatoire du mode d’élevage.

Attention : Afin d’éviter toutes sollicitations ultérieures non désirées émanant des partis politiques et candidats interpellés, seuls les noms et prénoms des pétitionnaires seront transmis aux candidats.

* Sondage IFOP effectué pour le compte d’Agir pour l’Environnement du 10 au 12 mars 2017 auprès d’un échantillon représentatif de 1000 personnes en âge de voter.